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Le dormeur, par Marie Chapuis

D’abord le silence, onctuosité du dormeur lové dans son ventre de plume.

Soudain, vacarme dans la tête, les pensées fondent, criaillent comme une voilée de moineaux que l’on disperse.

Des plumes volent.

Enfin, l’aurore sort des coursives de la nuit, les piafs se posent, leurs cris s’apaisent.

Des anfractuosités de la mémoire des rêves coulent le long de coulisses immémoriales.

Le jour se lève et grimpe le temps, les idées font de même.

Les oiseaux s’envolent.